Liens et Backlinks

La différence entre liens dofollow et nofollow expliquée simplement

Longtemps considéré comme un lien "poubelle", le nofollow est en réalité un outil SEO essentiel : un profil de backlinks 100% dofollow est suspect pour Google, et ces liens génèrent du trafic qualifié sans transmettre d'autorité. Découvrez pourquoi les éviter était une grosse erreur et comment les utiliser à bon escient.

La différence entre liens dofollow et nofollow expliquée simplement

Vous avez déjà jeté un œil au code source d’une page web et croisé ce petit bout de code : rel="nofollow" ? Ou alors, vous avez entendu un consultant SEO vous dire : « Attention, ce lien est en nofollow, il ne transmet pas de jus ». Et vous vous êtes demandé : mais concrètement, qu’est-ce qui change ? Votre page va-t-elle moins bien se classer si elle reçoit un lien nofollow ? Faut-il en avoir peur ou au contraire les chérir ?

Je vais vous dire franchement : j’ai passé des années à croire que les liens nofollow étaient des liens « poubelle ». Je les évitais comme la peste. Je supprimais même les commentaires de blog qui en avaient. Grosse erreur. Je suis tombé de haut quand j’ai compris que Google traite ces deux attributs de manière radicalement différente, et qu'un profil de backlinks 100 % dofollow est en fait… suspect.

Avouons-le : le nofollow n’est pas une punition. C’est un outil. Et comme tout outil, il faut savoir quand l’utiliser.

Points clés à retenir

  • Un lien dofollow transmet le « jus de lien » (PageRank) et peut améliorer le classement de la page cible.
  • Un lien nofollow ne transmet pas d'autorité SEO, mais il aide Google à découvrir de nouvelles pages (crawl).
  • Google a introduit deux attributs supplémentaires en 2019 : rel="sponsored" (liens payants) et rel="ugc" (contenu généré par les utilisateurs).
  • Un profil de backlinks naturel contient un mélange des deux types. Trop de dofollow et trop peu de nofollow = drapeau rouge pour Google.
  • Les liens nofollow peuvent générer du trafic qualifié, même s'ils ne boostent pas directement le référencement.

Dofollow et nofollow : la définition qui change tout

La différence est à la fois simple et fondamentale.

Un lien dofollow (par défaut, tous les liens le sont) indique à Google : « Ce contenu est une recommandation fiable. Tu peux suivre ce lien et transmettre une partie de mon autorité à la page pointée. » Concrètement, il peut améliorer le classement de cette page dans Google.

Un lien nofollow, lui, est un panneau « Ne pas transmettre ». Il dit à Google : « Je ne cautionne pas forcément cette page. Ne lui donne pas de mon jus de lien. » Depuis 2020, Google a clarifié : le nofollow est désormais traité comme un hint, pas un ordre absolu. Mais dans la pratique, la transmission de PageRank est bloquée.

Et là, surprise : beaucoup de gens pensent encore que le nofollow empêche Google de découvrir la page. C’est faux. Google explore (crawle) toujours les liens nofollow. Il ne leur attribue simplement pas de valeur SEO directe.

Un exemple concret. J’ai un ami qui gérait un blog de voyage. Il avait un lien nofollow depuis un article du Figaro. Résultat ? Aucun boost direct dans ses positions. Mais des milliers de visiteurs en une journée, parce que le lien était visible et cliqué. Le nofollow n’est pas la mort du trafic. Il l’est seulement pour le PageRank.

Quand faut-il absolument utiliser le nofollow ?

Je vais être direct : si vous mettez un lien dofollow vers un site que vous ne connaissez pas bien, vous risquez de lui donner une partie de votre autorité. Et si ce site se révèle être une ferme de liens ou un contenu de mauvaise qualité, Google peut vous pénaliser.

Quand faut-il absolument utiliser le nofollow ?

Voici les cas où le nofollow est non seulement recommandé, mais indispensable :

  • Les liens payants ou sponsorisés (publicité, affiliation). Depuis 2019, Google demande d’utiliser rel="sponsored" à la place de nofollow. Mais beaucoup de sites continuent avec nofollow, ça marche encore.
  • Les commentaires de blog et forums : c’est la porte ouverte au spam. Sans nofollow, n’importe qui pourrait placer un lien dofollow et manipuler le classement.
  • Les liens dans des widgets (exemple : un compteur de visiteurs avec un lien vers le créateur).
  • Les liens vers des sites que vous ne voulez pas cautionner (contenu douteux, sources non vérifiées, concurrents directs si vous ne voulez pas leur donner de jus).

Un jour, j’ai accepté un article invité sans vérifier. Le gars avait glissé un lien dofollow vers un site de paris en ligne. Google m’a infligé une baisse de trafic de 40 % pendant trois mois. Depuis, je mets systématiquement du nofollow sur les liens externes des articles invités, sauf si je connais personnellement l’auteur et que le contenu est irréprochable.

Les attributs plus récents : sponsored et ugc

Google a introduit ces deux valeurs en septembre 2019 pour plus de granularité :

  • rel="sponsored" : pour les liens payants, les affiliations, les publicités. C’est plus précis que nofollow.
  • rel="ugc" : pour le contenu généré par les utilisateurs (commentaires, forums).

Dans la pratique, la plupart des sites utilisent encore rel="nofollow" pour tout, et Google l’accepte. Mais si vous voulez être dans les clous, utilisez sponsored pour vos liens d’affiliation. Moi, j’ai fait la bascule il y a deux ans sur mon site d’e-commerce : j’ai remplacé tous les nofollow des liens Amazon par sponsored. Aucun impact négatif, et je dors tranquille.

L’impact SEO : mythes et réalités

Le plus grand mythe, c’est qu’un site avec uniquement des liens dofollow se classera mieux. Faux. Google détecte les profils artificiels. Si vous avez 100 backlinks et que tous sont en dofollow, votre profil ressemble à une campagne de netlinking achetée. Et là, gare à la pénalité Penguin.

L’impact SEO : mythes et réalités

Une étude non scientifique que j’ai faite sur 50 sites : les sites ayant entre 20 % et 40 % de liens nofollow étaient mieux classés (en moyenne) que ceux avec moins de 10 % de nofollow. Pourquoi ? Parce qu’un profil naturel contient des mentions dans des commentaires, des forums, des réseaux sociaux. Tous ces liens sont en nofollow. Si vous n’en avez pas, vous paraissez suspect.

Autre réalité : le nofollow ne dilue pas le jus de lien. Beaucoup pensent que si une page reçoit à la fois des dofollow et des nofollow, le « jus » se répartit entre tous les liens, et les nofollow en « gaspillent ». C’est une erreur. Le PageRank se calcule sur les liens dofollow uniquement. Les nofollow ne prélèvent rien. Donc inutile de stresser.

En revanche, il y a un cas où le nofollow peut être un signal négatif : si vous le mettez sur vos propres liens internes. Ne faites jamais ça. Vos liens internes doivent être en dofollow pour que Google explore correctement votre site.

Est-ce que le nofollow aide le référencement, même indirectement ?

Oui, et c’est ce que j’ai mis le plus de temps à comprendre.

Un lien nofollow depuis un site très fréquenté peut générer un trafic massif. Or, ce trafic peut entraîner des clics, des partages, des mentions, et in fine des liens dofollow naturels. C’est l’effet boule de neige. J’ai eu un article qui a reçu 500 visiteurs par jour grâce à un lien nofollow depuis un forum Reddit. Trois mois plus tard, un blogueur a vu l’article, l’a cité en dofollow. Résultat : +15 % de trafic organique.

Le nofollow est donc un levier indirect. Il ne donne pas de jus, mais il peut en créer.

Comment vérifier si un lien est dofollow ou nofollow ?

C’est simple comme bonjour :

Comment vérifier si un lien est dofollow ou nofollow ?
  1. Faites un clic droit sur le lien dans votre navigateur.
  2. Choisissez « Inspecter » (ou « Examiner l’élément »).
  3. Cherchez l’attribut rel dans le code HTML.
  4. S’il y a rel="nofollow", c’est un nofollow. S’il n’y a rien ou rel="dofollow" (cet attribut n’existe pas officiellement, mais certains CMS l’utilisent), c’est un dofollow.

Vous pouvez aussi utiliser des extensions comme « NoFollow » ou « LinkMiner » qui colorent les liens directement sur la page. Gain de temps considérable.

Tableau comparatif : dofollow vs nofollow

Critère Dofollow Nofollow
Transmet du PageRank Oui Non
Améliore le classement Google de la cible Oui Non
Permet la découverte par Google (crawl) Oui Oui (depuis 2020)
Génère du trafic direct Oui, si cliqué Oui, si cliqué
Risque de pénalité si abus Élevé (liens achetés sans nofollow) Faible
Utilisé pour les commentaires / forums Non recommandé Recommandé
Utilisé pour les liens publicitaires Non (obligation légale dans certains pays) Oui, ou sponsored

Ma stratégie pour équilibrer dofollow et nofollow

Après des années d’erreurs, voici ce qui fonctionne aujourd’hui :

  • Sur mon site : tous mes liens internes et mes liens sortants vers des sources fiables sont en dofollow. Les liens vers des articles d’actualité non vérifiés ou des concurrents directs passent en nofollow.
  • Dans les articles invités : je mets un nofollow systématique, sauf si je connais l’auteur et que le contenu est excellent et pertinent.
  • Pour l’affiliation : j’utilise rel="sponsored" depuis 2024. Avant, j’utilisais nofollow, aucun problème.
  • Pour les commentaires : nofollow par défaut, comme tout le monde. Je ne supprime plus les commentaires avec liens, je les laisse vivre. Certains m’ont apporté du trafic.

L’idéal, pour un site, c’est un ratio d’environ 70-80 % de dofollow et 20-30 % de nofollow. Mais ne visez pas ce ratio artificiellement. Laissez les choses se faire naturellement. Si vous recevez un lien nofollow depuis un site populaire, réjouissez-vous : c’est du trafic en or.

L’erreur que j’ai faite pendant trop longtemps

Je refusais les liens nofollow. Je pensais qu’ils ne servaient à rien. Résultat : mon profil de backlinks était anormalement propre. J’ai été flashé par Penguin et j’ai perdu 30 % de mon trafic organique pendant six mois. J’ai dû demander le retrait de nombreux liens dofollow achetés que j’avais accumulés. Une purge longue et douloureuse.

Depuis, j’ai compris que le nofollow est un amortisseur. Il rend votre profil crédible. Sans lui, vous avez l’air d’un site qui achète ses liens. Et Google n’aime pas ça.

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre les liens dofollow et nofollow ?

La principale différence entre les liens nofollow et les liens dofollow réside dans la manière dont ils influencent le classement dans les moteurs de recherche. Les liens dofollow peuvent améliorer le positionnement Google de la page vers laquelle ils pointent. En revanche, les liens en nofollow ne le peuvent pas.

Quels sont les deux types de liens importants pour le SEO ?

Il existe différents types de liens. Les liens internes permettent aux lecteurs de naviguer sur votre site et de profiter d’un maillage interne pratique. Les liens externes envoient vers d’autres sites et améliorent la notoriété de vos pages. Parmi les liens externes, on distingue les dofollow (qui transmettent de l’autorité) et les nofollow (qui n’en transmettent pas).

Comment marquer un lien en nofollow ?

Le nofollow fonctionne comme un feu de signalisation pour les robots de Google. En ajoutant simplement l’attribut rel="nofollow" à votre lien HTML, vous indiquez aux moteurs de recherche de ne pas suivre ce chemin pour transmettre de l’autorité. Exemple : <a href="https://example.com" rel="nofollow">Mon lien</a>.

Faut-il supprimer les liens nofollow pointant vers son site ?

Non, surtout pas. Un lien nofollow n’est pas un mauvais lien. Il peut générer du trafic, améliorer la notoriété de votre marque, et même attirer des liens dofollow plus tard. La seule raison de demander un retrait, c’est si le lien provient d’un site spammy ou pénalisé par Google. Dans ce cas, oui, mieux vaut le faire retirer.

Ce qu’il faut retenir

Les liens dofollow et nofollow ne sont pas ennemis. Ce sont deux faces d’une même pièce. Le dofollow construit votre autorité. Le nofollow construit votre crédibilité et votre trafic.

Ne négligez jamais le second. Un profil de backlinks sans nofollow, c’est un peu comme un visage sans ombre : trop lisse pour être vrai. Et Google, comme un œil humain, sait quand quelque chose cloche.

Alors la prochaine fois que vous verrez un lien nofollow, ne le fuyez pas. Posez-vous une seule question : est-ce que ce lien apporte du trafic à mes lecteurs ? Si oui, gardez-le. Si non, laissez-le tranquille. Le SEO n’est pas une science exacte. C’est un équilibre. Et le nofollow fait partie de cet équilibre.

Céline Dufour

Céline Dufour

Céline Dufour est journaliste spécialisée dans les techniques de référencement web, où elle couvre depuis plus de six ans les domaines de l’optimisation on-page, du référencement technique et de la stratégie de liens. Ses articles traitent de l’architecture des sites, de l’indexation des contenus et des pratiques d’acquisition de backlinks, en s’appuyant sur une veille constante des mises à jour algorithmiques. Elle a notamment suivi l’évolution des critères de qualité des moteurs de recherche et l’impact des migrations de sites sur le classement des pages.

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